C’est toujours par accident
L’autre soir je me suis jurée de ne plus jamais m’excuser de faire preuve d’un peu de délicatesse et de finesse. C’était juste après un fou rire et des yeux écarquillés par la bêtise. C’était juste après avoir été rassérénée par ce que je voyais par accident. C’est toujours et uniquement par accident. Ce qu’elle dégageait et ce qu’il était devenu. Rien n’était fin, tout était grossier, voire un peu vulgaire. Très prévisible, et détestable aussi. Mais en y réfléchissant, je crois que ça a toujours cruellement manqué de finesse.
Un étalage permanent et une carapace toujours plus épaisse. Mais je crois que personne n’est dupe. “Tout le monde danse autour du vide et l’on applaudit les mauvais acteurs d’eux-mêmes”. Ça finira par se morceler. Tout fini par se morceler. Moi ça fait longtemps que je suis sortie du jeu. Time out, fini de rire. Même si la vague me rattrape un peu parfois, malgré moi. Mais les souffles sincères et délicats sont tellement plus importants. Tellement plus beaux. La légèreté on ne l’attrape pas au vol pour la blague, ni pour amuser la galerie. Encore moins pour se conformer à une idée fausse.
La légèreté est belle quand elle est discrète et juste. Du moins c’est comme ça que je l’aime. C’est de la chaleur et des chemisiers transparents. C’est des surprises et des œillets dans des vases Heineken. C’est surtout des choses gardées pour soi.
Alors fini. Finis les jérémiades et les doutes. En avant les jolies choses.
Personne n’en jouit vraiment
« compter le nombre de je t’aime cliqués mal écrits, mal dits. continuer de bander pour le nombre de fois exponentiel où le vide est activé sous nos yeux, et personne n’en jouit vraiment. et tout le monde danse autour du vide, et l’on applaudit les mauvais acteurs d’eux mêmes, et personne n’en retire rien, personne, même celui qui croit sourire »









